” L’UE annonce une réunion de crise sur le budget début mai”, les Echos du 25 avril 2013
Martin Schulz, président du Parlement européen, a averti qu’aucune négociation sur le budget pluriannuel 2014-2020 ne serait engagée avec les États tant que les impayés dus au titre de 2012 n’auraient pas été soldés.
Une réunion de crise va être organisée début mai entre les présidents des trois institutions européennes pour tenter de débloquer les négociations sur le budget pour la période 2014-2020, a annoncé mercredi à l’AFP l’eurodéputé français Alain Lamassoure.
« Le conseil (des Etats) refuse de prendre un quelconque engagement pour solder les impayés de l’année 2012 et nous avons été contraints pour cette raison de reporter une rencontre prévue demain » jeudi, a expliqué M. Lamassoure (PPE), président de la Commission des Budgets et négociateur du Parlement européen.
« Conformément aux dispositions des traités, en cas de difficultés dans les négociations sur le budget, une réunion des présidents des trois institutions –Parlement européen, Commission et Conseil– est convoquée pour chercher un compromis », a-t-il précisé. Dans le cas du Conseil, la présidence irlandaise représentera les États.
Le commissaire européen au Budget Janusz Lewandowski et Alain Lamassoure participeront à cette réunion. « La date du 6 mai est envisagée, mais elle doit encore être confirmée, a-t-il indiqué. (Lire la suite…)
“Le futur budget de l’Union européenne en souffrance “, article publié par Jean Quatremer, dans Libération le 17 avril 2013
” Faudra-t-il attendre le lendemain des élections européennes de mai 2014 pour que l’Union ait un budget pour la période 2014-2020 ? Alors que la présidence irlandaise, dans la foulée de l’accord obtenu dans la douleur lors du sommet de février sur le «cadre financier pluriannuel», espérait parvenir à un accord avec le Parlement européen dès le mois prochain, l’objectif est désormais hors de portée : les négociations entre les Vingt-Sept et l’Assemblée, qui dispose d’un droit de veto, n’ont même pas débuté. Et il apparaît de plus en plus douteux qu’elles commencent avant la rentrée de septembre. «Il n’est même pas certain qu’il y ait un vote avant la fin de la législature», estime Guy Verhofstadt, le président du groupe libéral. Ce qui n’est pas pour lui déplaire : «Vous imaginez : on doit décider d’un budget pour sept ans, ce qui signifie que le prochain Parlement n’aura pas son mot à dire. Aucune démocratie ne fonctionne ainsi.» (Lire la suite…)
Discours prononcé en séance plénière du Parlement européen lors du débat sur le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour 2014-2020, à Strasbourg, le 13 mars 2013
LE CADRE BUDGETAIRE EUROPEEN : UNE PROCEDURE DEVOYEE
L’Union européenne est malade de son budget. Il est trop petit pour être utile aux politiques nécessaires, trop gros pour être supportable par ceux qui le financent.
Sa répartition s’explique par l’histoire, et ne laisse que des sommes marginales pour préparer l’avenir.
Son financement le condamne à une asphyxie lente.
Et finalement sa procédure d’adoption a été complètement dévoyée. Conçu pour garantir le financement durable des grandes politiques européennes, le cadre pluriannuel empêche désormais tout financement de vraies politiques communes.
Le Président Van Rompuy a appelé le Parlement à prendre ses responsabilités. Aujourd’hui, la responsabilité du Parlement est de dire tranquillement “non”. (Lire la suite…)
“Le cadre budgétaire européen: une procédure dévoyée” – Communiqué d’Alain Lamassoure, le 13 mars 2013
“L’Union européenne est malade de son budget” a déclaré mercredi 13 mars le député européen (UMP, PPE) Alain Lamassoure, président de la commission des Budgets du Parlement européen.
”Il est trop petit pour être utile aux politiques nécessaires, trop gros pour être supportable par ceux qui le financent” a-t-il expliqué. “Sa répartition s’explique par l’histoire, et ne laisse que des sommes marginales pour préparer l’avenir. Son financement le condamne à une asphyxie lente” a-t-il poursuivi.
“Et finalement, sa procédure d’adoption a été complètement dévoyée: conçu pour garantir le financement durable des grandes politiques européennes, le cadre pluriannuel empêche désormais tout financement de vraies politiques communes” a dénoncé le Président de la commission des Budgets.
“Le Président Van Rompuy a appelé le Parlement à prendre ses responsabilités. Aujourd’hui, la responsabilité du Parlement est de dire tranquillement “non”".
“Non à cette mise en pièces du budget européen en 27 enveloppes nationales.
Non à des choix qui, derrière une présentation obscure et savante, préservent les privilèges des pays forts et sacrifient honteusement les pays en difficulté qui font le plus de sacrifices.
Mais oui au soutien de la croissance et de la compétitivité. Oui à une vraie solidarité en Europe.
Oui à un budget qui soit financé par 500 millions de contribuables et qui bénéficie à 500 millions de citoyens”.
“L’enjeu de la négociation qui commence est de savoir si le Conseil est prêt, de son côté, à partager ces “oui”" a-t-il conclu.
Le Parlement européen a adopté à une écrasante majorité (506 voix pour, 161 contre, 23 abstentions), mercredi 13 mars, sa résolution sur le budget européen 2014-2020, qui constitue le mandat du Parlement européen pour les négociations qui vont s’ouvrir avec le Conseil.
Alain Lamassoure participe le 25 février à Dublin à la réunion des Présidents des commissions des finances de tous les parlements d’Europe
De droite à gauche, Michaël Noonan, ministre des Finances d’Irlande, le commissaire européen Olli Rehn, Ciaràn Lynch, président de la commission des finances de l’Assemblée irlandaise.
Conseil européen: Déclaration d’Alain Lamassoure, président de la commission des Budgets du Parlement européen
“De la crise, les dirigeants nationaux ont finalement tiré la conclusion que la solution passait par une Europe plus faible et moins solidaire. Au Parlement européen, nous en tirons la conclusion contraire.
De cet accord, l’Union sortirait moins solidaire, moins puissante et finalement moins européenne, car profondément divisée entre intérêts nationaux contradictoires.
Dépourvue de toute marge de manœuvre budgétaire pour sept ans, elle serait condamnée à agir par toujours plus de réglementation et de sanction, au lieu d’inciter et d’encourager davantage. La croissance et l’emploi en seraient les premières victimes.
Je recommanderai au Parlement de remettre en cause les résultats autant que la méthode”.
Conférence interparlementaire sur le Semestre européen au Parlement européen, à Bruxelles le 30 janvier 2013
Grand succès de la Conférence interparlementaire organisée par Alain Lamassoure, Président de la commission des Budgets, Pervenche Bérès, Présidente de la commission Emploi et Affaires sociales, et Sharon Bowles, Présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires. 26 des 27 parlements nationaux étaient représentés pendant les trois jours d’une conférence sur la coordination des politiques économiques et budgétaires pour sortir de la crise.
Sur la photo, de gauche à droite : José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, Sean Barrett, Président du Parlement irlandais (Dail), Martin Schulz, Président du Parlement européen, Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen.
Discours prononcé lors du débat sur le budget de l’Union européenne pour 2013 en séance plénière du Parlement européen, à Strasbourg le 11 décembre
Le Parlement a eu raison d’être ferme sur les principes. L’Europe a un budget pour 2013. Et elle honore les engagements qu’elle avait pris pour 2012.
Tous les programmes communautaires qui étaient gelés depuis octobre sont sauvés de l’asphyxie. Erasmus est sauvé. La recherche est sauvée. Les aides à l’adaptation à la mondialisation qui concernaient plus de 5 000 salariés de 7 pays différents vont pouvoir enfin être versées.
Mais il nous faut tirer jusqu’au bout la leçon de cette crise des paiements dans laquelle nous nous sommes trouvées en novembre. (Lire la suite…)
Discours prononcé lors de la venue d’Herman Van Rompuy en Conférence des Présidents élargie sur le cadre budgétaire financier pluriannuel 2014-2020 de l’UE, au Parlement européen, à Bruxelles le 27 novembre 2012
Du temps de l’Europe des douze, on disait en souriant : autour de la table, il y avait 11 dirigeants qui parlaient d’Europe, et Mme Thatcher qui parlait de son argent. La semaine dernière, on a vu débattre 27 Mme Thatcher. Il n’était question que de couper, couper, couper. 27 bûcherons aveugles, chacun espérant sauver sa propre branche sans voir qu’il était en train d’abattre le tronc ! C’est-à-dire tous les programmes européens proposés par la Commission et préservés par le Président Van Rompuy.
Adieu l’agenda Europe 2020 ! Adieu le pacte de croissance ! Adieu l’Europe acteur global !
J’ajoute : attention à la crédibilité du Conseil européen !
Comment les membres du Conseil européen peuvent-ils prétendre décider du budget communautaire jusqu’en 2020 s’ils ne sont même pas capables de faire exécuter le budget 2012 par leurs ministres concernés ? C’est notre situation aujourd’hui même, comme le Président Barroso vient de le rappeler. (Lire la suite…)
“CONSEIL EUROPÉEN/CADRE FINANCIER PLURIANNUEL : POSER LA QUESTION DE CONFIANCE AU ROYAUME-UNI AVANT DE NÉGOCIER”, Europolitique 23 novembre 2012
Il faudrait poser au Premier ministre britannique la question de confiance avant d’entamer les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 de l’UE (CFP), selon le président de la commission parlementaire du budget, Alain Lamassoure (PPE, France). (Lire la suite…)




