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Editorial

 

L’exploit de la sonde Rosetta rappelle en quoi l’Europe nous est aujourd’hui complètement nécessaire : elle seule nous donne la dimension requise pour les grands projets d’avenir et pour les grandes politiques nécessaires en ce siècle, décidément aussi impitoyable que les précédents.

Sans l’Europe, pas de participation française à la conquête spatiale.

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Avec Georges Labazée, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques et Président du Conseil général 64, et Bernard Dupont, Conseiller général des Pyrénées-Atlantiques et Président du consortium du jambon de Bayonne.

 

Actualités

13/04/2015 : Interview publiée dans “Europolitique”, le 13 avril 2015

En déplacement à Washington pour comprendre comment les Américains gèrent la concurrence fiscale entre leurs Etats fédérés, le président de la commission spéciale sur les rescrits fiscaux et autres mesures similaires par leur nature ou leur effet (TAXE) que le Parlement européen vient de créer a accordé un entretien exclusif à Europolitics.

Pourquoi êtes-vous venu à Washington et qui avez-vous rencontré ?

Tout d’abord, pour voir comment nous pouvons organiser une concurrence fiscale saine et fonctionnant bien entre Etats membres de la même communauté politique. Les Etats-Unis ont un siècle d’expérience en la matière. Ils ont décidé d’imposer le revenu fédéral des sociétés au début du XXe siècle et environ 45 Etats ont un impôt sur les sociétés à leur niveau. Ils ont aussi l’expérience de la concurrence fiscale déloyale : par exemple, les principaux producteurs de films à Hollywood ont délocalisé leurs bénéfices au Nevada pour payer moins d’impôts. Et il y a une jurisprudence importante de la Cour suprême. Nous pouvons donc en tirer des enseignements. Deuxièmement, lorsque [la commission spéciale] fera ses recommandations, nous devrons tenir compte de ce qui se passe ailleurs dans le monde, à commencer par les Etats-Unis. Le plan d’action BEPS [L’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices] de l’OCDE est un point de référence important. J’ai rencontré des représentants du Trésor, de la commission des Finances du Sénat, de la Chambre de Commerce, des experts juridiques, des ONG et des journalistes.

13/04/2015 : De retour d’une semaine riche en rendez-vous passionnants à Washington, notamment sur les travaux de la commission spéciale du Parlement européen sur les rescrits fiscaux et autres mesures similaires (TAXE):

08/04/2015 : Interview publiée dans “L’Opinion”, le 8 avril 2015

David Cameron pèse-t-il au sein du Conseil européen ?

Les positions très en retrait, hostiles à tout progrès de la politique européenne, ou complètement irréalistes, qu’il a adoptées à plusieurs reprises, ont profondément irrité ses partenaires et ont nui à l’influence traditionnelle des Britanniques. Il y a aussi un malentendu plus profond. Pour le Royaume-Uni, l’Union européenne est une organisation internationale parmi d’autres, dans laquelle il défend ses intérêts nationaux. Ses représentants agissent donc à Bruxelles comme ils le font à l’ONU ou au FMI. Pour ses partenaires, l’Europe est la construction d’une entité politique originale qui doit combiner l’unité d’un côté, le maintien de la souveraineté et des particularités de chaque Etat membre de l’autre. Quand ils se rendent à Bruxelles, les chefs d’Etat ou de gouvernement savent qu’ils doivent défendre leur intérêt national mais aussi trouver des solutions à des problèmes communs.

08/04/2015 : Commentaire sur le livre “Europe, réveille-toi !, publié par Philippe Herzog en octobre 2013.

Quand Philippe Herzog se fait prince charmant…

… Ce n’est pas une musique douce, mais une parole forte. Suffira-t-elle à réveiller la Belle au Bois dormant ? Oui, si nous comprenons enfin que l’Europe c’est nous, nous tous.

A voir la charmante silhouette, débarrassée d’inutiles vêtements, jaillir de l’eau, accrochée au flanc du taureau fougueux qui l’enlève – l’illustration de la jaquette du livre – on comprend l’intérêt que Philippe Herzog porte à son avenir !

Car la frêle Europe n’a jamais été aussi en danger, et jamais des élections européennes n’auront été aussi déterminantes sur son sort que celles du 25 mai prochain. Le cri que lance ici Philippe Herzog n’est pas seulement un signal d’alarme : il est le bréviaire que chaque candidat, chaque dirigeant et, au-delà, chaque citoyen européen devrait lire avant de faire son choix.