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Editorial

 

L’exploit de la sonde Rosetta rappelle en quoi l’Europe nous est aujourd’hui complètement nécessaire : elle seule nous donne la dimension requise pour les grands projets d’avenir et pour les grandes politiques nécessaires en ce siècle, décidément aussi impitoyable que les précédents.

Sans l’Europe, pas de participation française à la conquête spatiale.

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Avec Georges Labazée, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques et Président du Conseil général 64, et Bernard Dupont, Conseiller général des Pyrénées-Atlantiques et Président du consortium du jambon de Bayonne.

 

Actualités

05/03/2015 : “Europe : le cas du patient anglais”, article publié dans la revue “Politique étrangère”, numéro du printemps 2015

Le malentendu originel

Pourquoi donc l’Europe est-elle devenue le seul sujet qui fasse perdre aux Anglais leur humour légendaire ?

Il faudrait les talents réunis de Shakespeare et de Molière, ou ceux d’Oscar Wilde et de Georges Feydeau pour décrire le vaudeville des relations entre le Royaume-Uni et le continent depuis le discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950. Quand le très anglophile Jean Monnet l’y invite, Londres rejette les avances du pool charbon-acier, puis celles du Marché commun, et suscite même la création d’une organisation rivale. Quand, pragmatique, l’Angleterre reconnait ensuite son échec, et frappe à la porte de Bruxelles, de Gaulle lui claque celle-ci au nez. Deux fois. A peine les Anglais sont-ils enfin entrés qu’une nouvelle majorité est élue à Westminster sur le projet d’un référendum de sortie de la Communauté : dans sa sagesse, le peuple britannique rejette cette première tentative de « Brexit ». A partir de Margaret Thatcher, les dirigeants de Sa Gracieuse Majesté vont soumettre la patience de leurs partenaires à rude épreuve, en recherchant systématiquement le compromis dans le « oui, mais pas nous ! » Pas nous pour Schengen, pas nous pour l’euro, pas nous pour la Charte sociale, pas nous pour la Charte des droits fondamentaux ; oui, mille fois oui à l’entrée de la Pologne, mais à condition que les autres en supportent le coût … Peu à peu, sous l’influence des tabloïds, l’euroscepticisme rhumatismal tourne à l’allergie chronique, que la pression des populistes de UKIP transforme bientôt en europhobie obsessionnelle. Et nous voilà au bord du divorce.

05/03/2015 : “Plan Juncker : le bon projet au bon moment”, article publié dans le numéro du mois de mars 2015 de “Constructif”, la revue de la Fédération française du bâtiment.

Quelques jours à peine après son entrée en fonctions, Jean-Claude Juncker, président de la nouvelle Commission européenne, a présenté un plan de relance de l’investissement en Europe. 315 milliards y seront consacrés, sur une période de trois ans. Quelles sont ses chances de réussite ?

Le plan repose fondamentalement sur un diagnostic juste. L’Union européenne commence à voir la fin du tunnel de la crise de la dette, mais elle est retombée dans la maladie pernicieuse qui la frappait avant même la faillite de Lehman Brothers : la croissance anémique. Les prévisions du début 2015 laissaient même craindre un basculement dans l’horreur absolue de la déflation.

04/03/2015 : “L’eurodéputé (UMP) Alain LAMASSOURE plaide auprès des parlementaires en faveur de nouvelles ressources propres pour l’Union européenne”, article publié dans le “Bulletin Quotidien”, le 3 mars 2015:

L’eurodéputé (UMP) Alain LAMASSOURE plaide auprès des parlementaires en faveur de nouvelles ressources propres pour l’Union européenne Les travaux du Groupe à haut niveau sur les ressources propres du budget de l’UE, que préside M. Mario MONTI, a été présenté hier devant les députés européens du groupe PPE du Parlement européen et des membres PPE des parlements nationaux. L’ancien ministre Alain LAMASSOURE, eurodéputé (PPE) a souhaité apporter des éclairages supplémentaires à l’intervention de M. MONTI.

Il a d’abord voulu rassurer les membres des parlements nationaux, en leur rappelant que c’est à eux qu’appartiendra la décision finale. “Il suffit d’un seul des parlements nationaux qui soit hostile à la réforme (de l’actuel système des ressources propres, NDLR), et il n’y en aura pas”, a-t-il assuré, rappelant que le Traité de Lisbonne prévoit que le budget européen peut être alimenté par de nouvelles ressources propres, mais cela n’est possible que s’il y a l’unanimité des gouvernements et des parlements nationaux.

03/03/2015 : Interview publiée sur le site du Parlement européen au sujet de la commission spéciale “TAXE” sur les rescrits fiscaux, le 3 mars 2015

Comme la Commission européenne a lancé une série d’enquêtes dans les 28 États membres sur les rescrits fiscaux qui bénéficieraient potentiellement aux multinationales, le Parlement européen a mis en place une commission spéciale sur ces allégations de traitements fiscaux avantageux. Alain Lamassoure, député démocrate-chrétien français, est le président de cette commission et a répondu à nos questions. 

Monsieur Lamassoure, comment expliqueriez-vous à un citoyen non initié à la fiscalité la différence entre les rescrits fiscaux que vous allez analyser, la fraude et l’évasion fiscale ?

Le rescrit fiscal porte sur la fiscalité applicable à une situation précise d’une entreprise ou d’un particulier.

C’est donc une procédure totalement légale, c’est un gage de sécurité juridique et de transparence pour chaque citoyen payant l’impôt.

La fraude fiscale consiste à contourner volontairement la législation dans le but d’échapper à l’impôt