Communiqués, interviews et articles d’Alain Lamassoure

 

« Le référendum britannique, une occasion inespérée de relancer l’union politique » Interview publiée dans Le Figaro du 16 juin 2016

Si le Royaume-Uni déserte l’UE, c’est un drame ?

Pour Londres, ce serait une tragédie. Le pays se retrouverait seul, un peu comme l’Islande ou Taïwan. Il risque lui-même la dislocation, avec l’Écosse. L’Irlande serait coupée en deux par une frontière. La City, première place de l’euro, se retrouverait réglementairement coupée de ses clients. La vraie perte de souveraineté est là.

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L’Europe, trou noir de la Primaire

Au printemps prochain, les Français vont élire leur nouveau Président de la République. Conformément à la tradition, celui-ci prendra ses fonctions dans la matinée et, le soir même, il se rendra à Berlin pour rencontrer la Chancelière allemande. A la fin de la semaine, il participera au Conseil européen à Bruxelles. Ordre du jour : la relance des investissements pour l’emploi, la lutte contre le terrorisme islamiste, la maîtrise des flux migratoires, l’économie numérique, les relations avec Washington, Moscou et Pékin. Bref, tous les sujets dont on a débattu à l’envi pendant la primaire. Ceux-là même qui inquiètent nos compatriotes. Ceux sur lesquels, c’est toujours le Président élu par les Français qui décide au nom de la France, mais pour lesquels, désormais, il ne décide plus seul à Paris avec sa majorité : il prend les décisions avec ses partenaires européens.  Grâce à quoi, démultipliée par le poids du pack européen, sa politique, si elle est bien conçue, peut obtenir une efficacité bien plus rapide et bien plus grande. Au XXIe siècle, une puissance moyenne, si elle veut rester une puissance, ne peut plus jouer qu’en équipe. Les apparences de la souveraineté ne garantissent plus la vraie indépendance, qui réside dans la volonté de choisir ses partenaires privilégiés.

Alain Juppé et quelques autres ont essayé de le dire. Mais le sujet a été délibérément omis par les organisateurs des débats. Vive les idées reçues ! Le monde se limite à l’hexagone et, en-dehors, à la guerre irako-syrienne. « Bruxelles » n’est qu’une bureaucratie lointaine dont il faut limiter l’influence. Grave erreur ! Quand des centaines de milliers de réfugiés débarquent chaque année en Sicile ou sur les îles grecques, la France est directement concernée, et la réponse ne peut être qu’européenne : le bon sens populaire le comprend spontanément. Les Français sentent que, quelque part, la plupart des tartarins qui se présentent à leurs suffrages mentent par omission. A François Fillon, désormais, de montrer que l’Europe, ce grand projet français, est le cadre nécessaire à la réussite de sa politique intérieure, à la défense de notre identité nationale et à la promotion de nos valeurs dans le monde !

Alain Lamassoure

 

 

Présidence du Parlement européen: je me présente pour être le candidat du groupe PPE.

L’annonce du Président Schulz ouvre la campagne de sa succession à la présidence du Parlement européen.

Je rends hommage à l’action de Martin Schulz. Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il a su, après Jerzy Buzek, donner à la fonction une autorité et une visibilité nouvelles. Je lui souhaite bonne chance dans les prochaines fonctions qu’il devrait occuper désormais en Allemagne.

Depuis le premier jour, la présidence du Parlement européen donne lieu à une alternance entre les grands groupes politiques et à une rotation entre les nationalités, pour des raisons évidentes.

Conformément à la procédure et au calendrier interne adoptés par le Groupe PPE, je me présente pour être le candidat de mon groupe à cette élection.

L’Europe traverse une période de crises internes et externes sans précédent. Son unité a été gravement mise à mal. Plus que jamais, l’Union a besoin d’institutions européennes fortes, et plus proches des citoyens, pour défendre l’intérêt commun et les valeurs communes de la famille européenne. Cela exige une relation étroite entre le Parlement et la Commission. Il faudra aussi des initiatives fortes pour refonder le sens de la solidarité entre les Etats membres.

C’est ce à quoi j’entends me consacrer, avec toute ma ferveur européenne, en mettant à profit la longue expérience politique que j’ai acquise successivement comme élu local, au gouvernement français et depuis 1999 au Parlement européen.

La victoire de D.Trump doit nous pousser à prendre notre destin en main – interview dans Euractiv.fr

Pour Alain Lamassoure, l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis est l’occasion pour l’UE de finir de bâtir une véritable Europe de la défense, ainsi qu’une Europe politique.

Alain Lamassoure est un eurodéputé membre du Parti populaire européen (PPE). Très proche d’Alain Juppé, il est aussi candidat à la présidence du Parlement européen, censée tourner à mi-mandat, en janvier 2017.

Quelles sont les implications de l’élection de Donald Trump pour la coopération transatlantique en matière de défense ?  Doit-on s’attendre à un désengagement de la part des Etats-Unis ?

Premièrement, ce qu’a pu dire Donald Trump jusqu’à présent en matière de politique étrangère ne compte pas. Il ne connait absolument pas les dossiers et c’est lorsqu’il va prendre ses fonctions, s’entourer de collaborateurs et écouter ses alliés qu’il élaborera sa vision de manière définitive.

Par contre, je crois que sa victoire va accélérer un phénomène entamé par ses prédécesseurs et notamment Barack Obama : c’est un retour vers l’isolationnisme américain. Obama avait déjà annoncé et mis en pratique une politique étrangère qui situe les intérêts stratégiques américains plutôt vers l’Ouest, vers le Pacifique et notamment la Chine. Et selon lui, il revenait aux Européens de s’occuper de ce qu’ils appellent l’arrière-cour. Et ils l’ont montré dans les réactions aux printemps Arabes, dans la guerre de Syrie, et dans le conflit Ukrainien – dans cette partie du monde, c’est aux Européens de jouer les premiers rôles en matière politique, diplomatique et éventuellement en matière militaire, eux-mêmes se tenant en deuxième ligne.

Et cette victoire de Trump doit être vue côté européen comme une très grande urgence maintenant pour nous de prendre en main notre propre destin, notre propre défense et donc notre propre politique étrangère. Nous n’avons que trop tardé, il faut rattraper ce retard.

Obama est pourtant revenu sur cette politique et a été forcé de se réengager sur le théâtre européen, notamment à cause de la résurgence de la Russie. Est-ce que vous vous attendez à ce que M. Trump continue se mouvement de réengagement ?

C’était un réengagement extraordinairement limité. Le dernier sommet de l’OTAN a décidé de mettre en place un corps de 5 000 soldats qui vont se promener à la frontière de l’Alliance Atlantique pour faire une sorte de gesticulation face à la Russie de Poutine. Mais les Américains n’ont pas voulu faire partie des accords de Kiev qui ont permis de stabiliser le problème ukrainien a défaut de le résoudre, et c’est Angela Merkel et François Hollande qui ont négocié avec les présidents Porochenko et Poutine.

Donc c’est une évolution qui était déjà engagée et qui de toute manière est irréversible.  Depuis la fin de la Guerre Froide et la chute du mur de Berlin, il n’y a plus ce couplage automatique induit par la menace nucléaire entre défense et survie de l’Europe et des Etats-Unis. Bien sûr, il faut se réjouir de la fin de la Guerre Froide mais la conséquence inéluctable, qui était prévisible depuis vingt-cinq ans, c’est cet éloignement progressif des Etats-Unis qui peuvent maintenant avoir d’autres priorités. Et nous n’avons rien fait pour nous y préparer.

Il faut désormais urgemment prendre en main notre propre défense. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les présidents français successifs –Nicolas Sarkozy puis François Hollande – n’ont pas utilisé les dispositions que nous avons introduites dans le Traité de Lisbonne depuis 2009 pour jeter les bases d’une Europe de la défense. C’est maintenant qu’il faut le faire !

Et donc vous pensez que l’élection de Donald Trump pourrait être le déclencheur ?

Je le souhaite. Cette élection doit nous conduire à une profonde remise en cause de la manière dont nos démocraties fonctionnent dans chacuns de nos pays. Et au niveau de l’Union Européenne, d’achever de bâtir une véritable Europe politique, parce que au-delà des problèmes de défense, on ne peut plus attendre de l’Amérique que son président défende les grandes valeurs démocratiques que nous partageons.

Le grand paradoxe de Donald Trump, c’est qu’il a réussi à se faire élire au nom du rétablissement des valeurs américaines en les foulant toutes aux pieds pendant sa campagne électorale. Ce qui veut dire que, sur la scène mondiale, pour défendre la démocratie, les droits de l’Homme, la dignité humaine, etc., l’Europe va se retrouver extrêmement seule.

Et donc nous avons la responsabilité de reprendre en main notre propre sécurité, notre propre défense, nos propres intérêts – mais aussi pour être le flambeau de la démocratie et de la liberté dans le monde.

Ne pensez-vous pas que face à Trump, la Russie va se sentir encouragée à pousser son avantage, comme elle a pu le faire en Ukraine ?

Évitons les commentaires hâtifs tant que nous ne savons pas la position de Donald Trump. Il ne connaît absolument pas les dossiers. Dans un premier temps, il a dit des choses que les électeurs américains avaient envie d’entendre et ça lui a bien réussi. Mais ce genre de personnage peut très facilement basculer d’une position pacifiste à une position guerrière. Donc, ça ne sert à rien de faire des plans sur la comète…

La désunion au sein de l’Alliance transatlantique, est-ce que ce n’est pas tout de même une victoire pour M. Poutine ?

Dans l’immédiat, oui. Tout ce qui affaiblit l’Amérique est évidemment une bonne nouvelle pour les ennemis de l’Amérique et des valeurs qu’elle partage avec l’Europe.

Ensuite, on verra. Donald Trump ne sera véritablement à la Maison Blanche qu’en janvier prochain. D’ici là, beaucoup de choses vont se passer. Beaucoup dépendra aussi de la majorité qu’il aura au Sénat et à la Chambre des Représentants.

Entre temps, M. Poutine aura ses propres problèmes. Et jusqu’à présent, sa politique étrangère aventurière, voire belliqueuse, lui a surtout servi à faire oublier ses extraordinaires échecs dans son propre pays.

Et il y a d’autres menaces, d’autres dossiers urgents. Par exemple le statut de la Chine au regard de l’Organisation Mondiale du Commerce, le 11 Décembre. C’est un enjeu considérable pour les américains comme pour nous.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Budget européen, un nouveau système de ressources propres est nécessaire

07/09/2016 : Budget européen: un nouveau système de ressources propres est nécessaire – Alain Lamassoure (LR, PPE, Fr)

 

Alors que de nombreux Etats membres rencontrent des difficultés pour consolider leur budget et qu’un des contributeurs nets au budget de l’Union européenne est sur le chemin du départ, la question du financement futur de l’UE apparait de plus en plus cruciale.

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« Finding Opportunity in Crisis: The Path Forward for the European Union », discours prononcé lors d’une conférence au European Institute de Washington, le 16 mai 2016

AL European Institute 16052016

 

It is the paradox of our time: the world is at peace, and we stand bewildered, destabilized.

I – THE CENTURY OF THE ENDURING PEACE

“Never again!” It was the cry of the survival after the Great War. And the source of inspiration for the 14 points by Woodrow Wilson. In vain. “Never again!’ This political will drove the authors of the Charter of the Atlantic, then of the builders of the post-war world, the UN, Bretton Woods, Marshall Plan, EOEC, then the whole European construction.

“Never again!” And this time, it worked! There is no greater surprise than that of the prophet whose prophecy comes true. Likewise, the policymakers are more taken aback by their successes than by their failures. Defeat provides an immediate aim: preparing revenge. But success? And what if this success alters the face of the world?

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Alain Lamassoure : « Les opposants au Tafta font le jeu de la Chine et affaiblissent l’Europe »

Lopinion.fr Irène Inchauspé
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Alain Lamassoure est député européen (PPE) pour l’Ile-de-France

Européen convaincu, Alain Lamassoure ne peut guère compter sur les ténors de la droite française pour le soutenir. « Je crois à la liberté des échanges, à l’économie de marché et à la mondialisation. Mais je crois à la concurrence loyale, pas à la concurrence déloyale. Nous ne connaissons aucun des éléments concrets de l’accord. Or, c’est la totalité de notre élevage qui peut être bouleversé par ce traité. C’est la totalité de notre agriculture qui peut-être profondément mise à mal », vient ainsi de déclarer Nicolas Sarkozy dans le JDD. C’est sur Atlantico ce dimanche que François Fillon affirme qu’il « ne considère pas le libre-échange comme étant l’alpha et l’oméga de la pensée économique et politique. L’Europe, comme la France, doit choisir sa stratégie sur le modèle des Etats Unis qui mènent une politique qui préserve leurs intérêts. » Pour ce candidat à la primaire à droite, la mondialisation est « une situation à laquelle nous sommes confrontés […] mais sur laquelle nous avons des leviers d’action qui correspondent au niveau européen ». Le sentiment protectionniste gagne manifestement du terrain dans tous les camps, au grand dam du député européen. Voici sa défense du Traité.

Le Tafta a-t-il une chance d’être signé ?

Je crains que non car la fenêtre de tir américaine est en train de se refermer. Barack Obama voulait le signer avant la fin de son mandat, mais cela ne laisse que six mois. A ce stade, nous n’avons négocié que 30 % du contrat ! Ce n’est donc pas possible. Et tous les candidats à l’élection présidentielle américaine sont contre, même Hillary Clinton. Je pense donc qu’il faudra rouvrir des négociations avec la nouvelle administration américaine, mais sans doute moins ambitieuses. Il faudra viser un accord moins grandiose que le Tafta qui veut traiter des barrières commerciales, des normes mais aussi de règles plus larges et s’en tenir seulement aux normes.

Pourquoi ce sujet est-il si important ?

Parce que dans les deux prochaines décennies, la compétitivité et l’emploi dépendront de la capacité à les fixer. Si les États-Unis et l’Europe se mettent d’accord sur les mêmes normes sur l’automobile, l’aéronautique et l’économie numérique, cela constituera un référentiel mondial qui s’imposera à la Chine. Sinon, la super-compétitivité chinoise demeurera pour vingt ans encore. Ce n’est donc pas un accord de libre-échange classique portant sur les droits de douane. Je tiens à rappeler que c’est une initiative européenne qui est à l’origine du Tafta, née d’une des rares idées visionnaires de José-Manuel Barroso.

Pourquoi les négociations ont-elles pris du retard ?

Les négociateurs américains ont été très occupés par l’accord Transpacifique que les Etats-Unis ont signé avec onze autres pays en février 2016. Comme ce sont les mêmes qui négocient le Tafta, ils n’ont pas été très disponibles jusque-là. Ensuite, les chefs d’entreprise ont mis du temps à comprendre ce que pouvait leur apporter cet accord très novateur. Du côté américain, les Google, Apple, Amazon et autres ont au départ considéré qu’ils avaient une avance telle sur leurs concurrents qu’ils n’avaient pas besoin des politiques. Puis, ils ont réfléchi à plus long terme et se sont finalement ravisés. En France, il y eu aussi un retard à l’allumage. Il a fallu pratiquement dix-huit mois pour que les patrons comprennent ce qu’ils avaient à gagner à la création du nouvel immense marché qui se constituerait si le Tafta était une réussite. En fait, l’accord était tellement visionnaire que même les chefs d’entreprise ont eu du mal à comprendre.

Comment expliquez-vous l’hostilité croissante des opinions publiques contre le Tafta ?

Cela a vraiment démarré en 2014, lors de la campagne pour les élections européennes. Comme vous le savez, cela ne passionne pas grand monde et le seul sujet « saillant » qui a été débattu, cela a été le Tafta. Les activistes d’Attac ont fait campagne en France contre le traité et ont même réussi à en faire un enjeu des élections. Jusque-là, aucun citoyen et pratiquement aucun journaliste n’en avaient parlé ou même entendu parler. Je me souviens qu’à l’époque avait été organisée une table ronde avec les différents partis sur le sujet et que j’étais le seul, au nom de l’UMP, à défendre le projet. Les autres m’opposaient les mêmes arguments que ceux des ONG, dont j’estime qu’ils relevaient d’un simple anticapitalisme et d’un antiaméricanisme primaire et qu’ils étaient mensongers. D’autant que les 28 pays européens venaient de confier un mandat à la Commission pour négocier, et que les négociations n’avaient donc pas commencé. Mais je reconnais que les opposants au traité ont réussi à créer un « fond de l’air » sur le sujet en répétant en boucle : « Vous allez avoir du poulet au chlore et des OGM dans vos assiettes, et ce sont les multinationales qui feront le droit en Europe ». En Allemagne ce sont les Verts qui ont pris le relais, et il y a eu une contagion en Europe. Tout cela est bien entendu complètement faux. En fait, les opposants au Tafta, anticapitalistes primaires, font le jeu de la Chine et affaiblissent l’Europe.

Panama papers: continuons le combat européen contre l’évasion fiscale

En 2014 les révélations Luxleaks ont permis d’engager une lutte décisive dans la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale agressive des multinationales en Europe. Sous la pression du Parlement européen, des progrès significatifs ont été accomplis depuis en termes de transparence et d’équité grâce notamment à l’abandon du secret bancaire, à l’échange obligatoire et automatique d’informations et bientôt au reporting public pays par pays.

Aujourd’hui les révélations des Panama papers doivent convaincre les responsables européens d’engager le même combat contre l’évasion fiscale massive de certains particuliers privilégiés et les intermédiaires de toute nature qui les aident. Fort de l’expérience acquise, le Parlement européen y jouera toute sa part.

PNR européen: vers un vote en session plénière du Parlement européen


La Conférence des Présidents a approuvé aujourd’hui l’accélération du calendrier pour que le PNR européen soit enfin voté la semaine prochaine à Strasbourg.

La délégation française du Groupe PPE se réjouit qu’un accord entre Présidents de groupe soit enfin conclu sur l’adoption de ce dossier essentiel qu’elle réclame depuis des mois, mais reste néanmoins prudente.

Liverpool street station at rush hour

« Les groupes de gauche ont encore conditionné le vote du PNR à une approbation définitive du texte sur la protection des données en commission parlementaire des Libertés civiles (LIBE) lundi soir. C’est un lien qui n’était absolument pas indispensable et qui ne se justifiait pas. Nous avons néanmoins l’espoir que les députés seront suffisamment clairvoyants et responsables pour ne pas reporter une nouvelle fois le vote du PNR européen », ont déclaré Alain Lamassoure, Rachida Dati et Brice Hortefeux.

« Après la nouvelle tragédie qui confirme que toute l’Europe est visée, les citoyens ne comprendraient pas que ce dispositif nécessaire à leur sécurité connaisse un nouveau retard », ont conclu les députés européens.

Alain Lamassoure

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