Groupe PPE-DE

Quelques courriers

Pétition en faveur de la corrida

Mesdames et Messieurs les députés Européens,

Je me permets d'attirer votre attention sur la déclaration écrite 0002/2007, présentée par les députés Robert Evans, Mojca Drcar Murko, Gitt Seeberg et Carl Schlyter qui demandent l'interdiction des corridas en Europe.

En préambule, je voudrais avant de développer mes arguments, que vous compreniez que votre geste si vous approuvez cette déclaration, va porter atteinte à l'édifice de notre culture, héritée de nos aïeuls, qui pour nos régions représente le ciment fondateur qui fédère le maintien de nos traditions puissamment ancrées dans la richesse de notre patrimoine culturel. Nous ne comptons pas laisser porter des attaques à cet édifice de valeurs ancestrales et nous ferons tout pour ne pas en être dépossédé. Je voudrais que vous sachiez que vous êtes en position de force en rejetant cette déclaration pour faire pencher le destin de notre passion et l'avenir de nos traditions. Porter atteinte à la libre pensée de chacun, c'est un signe manifeste d'irrespect d'autrui, un manque flagrant de tolérance, nous comptons sur votre bonne analyse pour savoir rejeter cette attaque de ces quatre députés trop éloignés de l'Europe du sud pour en comprendre les traditions anciennes qui sont toujours d'actualité. Les aficionados que nous sommes, vous demandent ce geste simple de rejet qui repoussera cette déclaration. La passion tauromachique en général est génératrice d'énormément d'emplois induis, l'élevage tout d'abord ou le taureau de combat bénéficie tout au long de sa vie de soins attentifs. Ces immenses prairies et paysages sont les lieux de vie de nombreuses espèces animales, oiseaux migrateurs, sédentaires, espères la plupart du temps protégées qui se développent en ces lieux, grâce à la tranquillité de ces immensités ou seul le taureau est roi, cet animal si emblématique , cette race unique qui ne doit sa survie dans notre monde industriel, qu'à sa particularité d'être une espèce et un race sauvage qui de nos jours serait depuis longtemps éteinte sans l'existence de la corrida. Ces pâturages qu'ils soient andalous, de la région de Salamanca, ou provençaux, offrent à toutes les espèces qu'ils abritent sans aucune pression d'urbanisme, le bien être de vivre en paix dans ce monde qui se tourne de plus en plus vers la mondialisation. Les férias et fêtes sont les lieux de rencontre, lieu de communion de toutes ces femmes et tous ces hommes qui partagent ensemble ce respect de l'authenticité, des vrais racines méridionales, sudistes, espagnoles, latines et sud-américaines. Contrairement aux passions qui génèrent la violence, il suffit de regarder vers certains stades du ballon rond, l'aficionado est un sage et un calme dans l'âme. Ce n'est que convivialité et tolérance vis à vis d'autrui, exactement le contraire de ces gens qui se disent anti-corrida et qui prouvent chaque jour et à chaque manifestation qu'ils organisent, qu'ils sont le terreau de la violence gratuite, sectaire et proche souvent de mouvements extrémistes. L'Europe ne se doit-elle pas aussi de savoir protéger et défendre les particularité de sa diversité culturelle. Si vous nous apportez votre soutien à nos traditions, par le rejet de cette déclaration 0002/2007, la défense de notre patrimoine culturel, en sera renforcée, vous aurez contribué à lutter efficacement et directement contre l'agissement de ces groupes, il était primordial pour notre passion et votre information que vous le sachiez.

J'espère fortement mesdames et messieurs les députés Européens, que vous n'appuierez pas la déclaration 0002/2007 et que vous participerez massivement à son rejet, les aficionados que je représente, les amis de nos traditions, tous ceux qui aiment regarder ces taches noires au loin qui paissent tranquillement les étendues sauvages, ceux qui aiment respirer ces parfums, ces odeurs baignées par le soleil, ces couleurs de la Provence, vous en tiendront éternellement reconnaissants.

Je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les députés, à l'assurance de ma parfaite considération.



Réponse d'Alain Lamassoure :


Je vous remercie de votre message.

Je vous confirme que je suis tout à fait hostile à l'intervention du Parlement européen, comme des autres institutions de l'Union européenne, sur la règlementation des corridas. S'il est un sujet qui n'est pas de compétence européenne, et relève entièrement des lois et traditions nationales, c'est bien celui-là ! Ceux qui sont hostiles à cette tradition doivent l'exprimer dans le cadre national.

Dans le cas de la France, je considère personnellement que la modification de la loi Grammont en 1951 a réglé intelligemment le problème, en permettant l'organisation de corridas dans les villes de tradition taurine, à l'exclusion de toutes les autres. Pour une fois que notre pays, trop souvent centralisateur, uniformisateur et jacobin, s'est doté d'un système qui tient compte des particularités et des sensibilités locales, profitons-en, comme nous l'avons fait depuis plus d'un siècle !


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